admin/ décembre 29, 2018/ Non classé/ 0 comments

La famille, la société, les communautés, le père et les frères, les cousins, le mari, l’amant, un ex-boy friend, un mec reconduit jaloux, la belle-mère et sa meilleure amie, la voisine..la mère et ses copines…les religions, toutes confondues, des polythéistes aux monothéistes..Toutes les idéologies des anciennes aux contemporaines sont traversées par un genre d’arrangement inconscient, latent et informel…La femme est sous responsabilité économique, sociale et éthique des membres mâles de sa famille avec une partie de la responsabilisation, déléguée aux gardiennes moraux intra-muros. Hommes et femmes doivent surveiller, fliquer, contrôler les mœurs. Le corps de la femme ne lui appartient pas, il est la propriété de la communauté, sa communauté, quelque soit son habillage folklorique.

Produit d’un fantasme patriarcal; son corps est façonné par tout le monde sauf par elle. Du jeunisme mortifère des mannequins sur les affiches publicitaires dans les grandes mégalopoles aux mutations physiques plus frontales dans les pays en voie de développement, le corps est un objet d’enjeux dont la partie-prenante essentiel dans le jeu, n’a aucun pouvoir décisionnel. Le sujet est l’objet des jeux et enjeux sans être invité à s’exprimer sur la question. Comment parler d’autonomie, de liberté, de libre-arbitre dans cet environnement?

Le passage du sujet à l’objet déshumanise en dépossédant l’individu de sa quantité de libre-arbitre. Sortie de l’humanité le sujet est déconnecté de ses attributs universels. Ne faisant pas complètement partie de l’humanité, l’universel n’est pas une affaire de femelles.

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