admin/ décembre 15, 2018/ Non classé/ 0 comments

« En 1959, les membres du mouvement révolutionnaire furent emprisonnés, ils étaient 400 jeunes de familles puissantes, certains d’entre eux étaient les enfants des fonctionnaires du régime. « Minerva, Patria, Maria Teresa ont été libérées pour être assassinées, on leur avait dit qu’il y aurait trop de répercussions s’ils les tuaient en prison. Le 25 novembre 1960, alors qu’elles rendaient visite à leurs maris en prison, leur voiture fut arrêtée par des membres de la sécurité du régime. Elles furent tuées à coups de bâton puis replacées dans la voiture qui fut poussée hors de la route pour faire croire à un accident. »

« Personne ne fut dupe. Ce crime a marqué les consciences des Dominicains. À peine six mois après leur assassinat, il y eut un soulèvement et Trujillo fut exécuté (ajusticiado). »Minou Tavarez Mirabal»

Les trois sœurs Mirabal sont des figures incontournables en République Dominicaine. Héroïnes et martyrs de la lutte contre le dictateur Trujillo, elles furent surnommées les sœurs « papillons » (« mariposas »).

Minerva fut remarquée à cause de sa beauté par le dictateur. Une nuit où elle était invitée chez lui et où elle était venue avec toute sa famille, elle s’enfuit subitement avec ces derniers. Jamais personne n’avait osé résister au dictateur sans mourir…….Lors des visites hebdomadaires de leurs maris respectifs, Manolo et Leandro, à la prison de Puerto Plata, les sœurs Mirabal évoquèrent le fait que des bruits circulaient, à Salcedo, sur la possibilité qu’elles pourraient être les victimes d’un « accident de la route », un classique qu’utilisait le régime quand il ordonnait la disparition d’un adversaire important, avec l’intention de dissimuler le crime. Ce qui préoccupa fortement les dirigeants du 14 juin, et Manolo suggéra alors que cessent les voyages, et qu’elles restent à Puerto Plata, pour éviter de transiter par la route.

Mais cette recommandation arriva trop tard. L’assassinat des sœurs Mirabal avait déjà été ordonné et les exécuteurs se trouvaient déjà à Puerto Plata : Ciríaco de la Rosa, Ramón Emilio Rojas Lora, Alfonso Cruz Valerio et Emilio Estraba Malleta, tous membres du Servicio de Inteligencia Militar de Trujillo. Le dernier, Emilio, d’origine cubaine, avait rendu les mêmes services à la dictature de Batista. »

Le 25 novembre 1960, Patria, Minerva et María Tereza Mirabal quittèrent Puerto Plata à bord d’une jeep, en direction de la maison, mais elles furent arrêtées par un autre véhicule à coups de rafales de balles. Amenées loin de la route, dans un endroit discret, elles furent assassinées, à la machette. Leur chauffeur, Rufino de La Cruz, perdit lui aussi la vie. Leurs cadavres furent replacés dans la jeep qui les transportait, pour être ensuite jetés du haut d’un précipice qui bordait la route. »
Source Wikipedia

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